Rencontre CNPM- candidats à la présidentielle de 2018 au Mali

«Le programme de Soumaila Cissé répond à toutes les questions soulignées par le
CNPM dans son mémorandum », dixit Idrissa Traoré
Pour expliquer sa vision économique du secteur privé malien au Conseil national du
patronat du Mali( CNPM), Soumaila Cissé était représenté par son directeur de
Campagne Tiébilé Dramé, Drissa Traoré (ancien directeur général de la BCEAO
pendant 13 ans), l’ancien ministre Agatham Ag Alassane, Abdramane Diarra. Les
candidats Dramane Dembélé, Cheick Modibo Diarra étaient aussi présents pour
dévoiler leur perception de l’économie.
En sommes, les entrepreneurs demandent aux candidats de décliner, pour les cinq années
à venir, les grandes orientations économiques de leur programme, notamment sur la
politique monétaire et la politique budgétaire du Mali. Bref, connaître leurs positions sur
le frein que constitue l’administration malienne au développement économique, sur
comment assurer plus d’emplois permettant au secteur privé de se développer, proposer
des mesures de protection des entreprises, voir quelles stratégies pour assurer la mutation
des 80% du secteur informel dans le formel ?
Tiébilé Dramé, a indiqué d’entrée qu’il s’agit de réparer un pays abîmé par plusieurs
années de mal gouvernance, fonder la stabilité, la paix, la croissance économique. « Et
nous pensons que Soumaila Cissé est l’un des rares candidats qui a une connaissance du
secteur économique malien ; donc capable de redresser l’économique et de trouver une
solution aux défis du secteur privé malien », a-t-il dit.
Pour Drissa Traoré, le programme de Soumaila Cissé répond à toutes les questions
soulignées par le CNNP dans son mémorandum. Pour résoudre tous ces problèmes, dit-il,
il faut un programme d’accélération de la croissance qui puisse entrainer la baisse du
chômage, le recul de la pauvreté, de l’exclusion. Il nous faut stabiliser, ajoute Drissa
Traoré, le cadre macro-économique qui peut rendre l’avenir prévisible pour le secteur
privé.
Pour réussir au niveau des financements, ajoute Drissa Traoé, il faut la confiance, la
crédibilité. « Car l’argent, c’est la confiance ». Concernant le secteur informel, il a proposé
de ne pas l’étouffer, mais d’organiser ce mouvement vers le secteur formel. Pour
l’assainissement de fiances, il faut réduire le train de vie de l’Etat.
Le modèle de Dramane Dembélé.
Selon Dramane Dembélé, il faut au Mali un modèle économique pour développer le
secteur privé. En quoi faisant ? En créant, un fonds souverain sur la base de nos ressources
naturelles comme l’or. « Il faut avoir de l’argent, ensuite créer et transformer. L’Etat, pour
ce faire, doit créer les conditions pour ça pour laisser les créateurs d’emplois et
d’entreprises accompagnés, sécurisés. Ce qui crée la richesse, lutte contre le chômage.
« Pour moi, il faut réinventer notre avenir commun chacun dans son domaine de
compétence. Je crois aussi qu’il faut décentraliser l’énergie, l’eau. L’Etat doit se
concentrer pour moi sur l’éducation, la santé ; il ne doit garder le monopole de la
créativité, de la richesse. Les entrepreneurs ne doivent pas laisser l’agrobusiness les
échapper », a-t-il affirmé.

Le secteur privé en priorité des actions de Cheick Modibo Diarra.
Une fois élu président de la République, Cheick Modibo Diarra souhaite que son
gouvernement mette le secteur privé en priorité. «Je créerai un partenariat gagnant entre
l’Etat et les entreprises dans nos écoles, centre de santé. En sommes les projets structurants
sur les quelles je me baserai sont, entre autres, l’accent sur l’énergie, surtout solaire ;
d’agroalimentaire, l’élevage, la pêche, le développement de la ressource humaine », a-t-il
promis.
Sur la question de la paix, de sécurité pour il veut une des armées les plus professionnelles.
« Je travaillerai avec plus d’entrepreneur pour faire face à cette bombe à retardement
qu’est le chômage des jeunes; l’Etat sera simplement régulateur », promet Cheick Modibo
Diarra.
Hadama B. Fofana